Archives de catégorie : Informatique

Supprimer de manière définitive et sans trace vos données sous Linux

shred

En ces périodes de confidentialité de données (voir article précédent), il est conseillé quand vous avez des données sensibles de les supprimer de manière sécurisée (non mettre dans la corbeille n’est pas supprimer un fichier, et vider la corbeille n’est pas non plus la manière définitive de supprimer un fichier).
Je donne un exemple simple mais efficace de supprimer un fichier sous Linux avec la commande shred installée de base sous Debian (certainement disponible sur les autres distributions).

shred -n 7 -u -z <nom du fichier>

Eh oui tout bêtement, alors pourquoi s’en priver ?

-n 7 : réécrit 7 fois des données dans le fichier (par défaut 3, mais on n’est jamais trop prudent, 7 me semble un bon compromis)
-u : supprime le fichier à la fin des réécritures
-z : termine le processus avant la suppression par remplir le fichier de 0 pour masquer la manipulation

Cette commande me prend moins de 10 minutes pour un fichier de 7.4 Go pour 7 passes, donc rien d’alarmant et on peut s’en servir sans risquer de perdre une journée.

Les plus curieux peuvent rajouter un -v pour afficher la progression.

Heartbleed : mettez à jour vos serveurs SSL/TLS !

heartbleed

Une faille, visiblement très critique, compromet la sécurité de nos informations transmises sur Internet, si vous avez des serveurs et que vous les administrez, il y a de grande chance pour que ceux-ci soient vulnérables au niveau de SSL/TLS.

Pour expliquer rapidement, une attaque de type buffer overflow (dépassement de tampon) qui consiste à envoyer des données dans une certaine taille et un certain format permet d’accéder aux données qui ont pourtant été transmises de manière chiffrées sur le serveur.

Vous pouvez corriger cette faille de manière très simple, un apt-get update && apt-get upgrade ou yum update devrait corriger le problème. Pensez à redémarrer les services utilisant les librairies ou dans le doute redémarrez complètement le serveur avec un reboot.

Et tester finalement votre serveur à cette adresse pour vérifier que vous avez corrigé le problème.

Plus d’informations sur Heartbleed bug.

Source

Améliorer la géolocalisation dans Piwik

Si vous avez décidé d’utiliser Piwik pour analyser les statistiques de votre site, voici une petite procédure pour améliorer la finesse de la géolocalisation.

On va configurer notre serveur Linux (Debian ou Ubuntu) en PECL qui est la méthode recommandée (accessible uniquement si vous avez la main sur votre serveur type serveur dédié, pour un mutualisé, il faudra passer par la méthode PHP).

On se connecte donc en SSH, et on installe les librairies et outils qui vont bien :

apt-get install php-pear php5-geoip php5-dev libgeoip-dev
pecl install geoip

On va ensuite installer la base de données. Une fois les librairies installées, on va dans Piwik > Paramètres > Géolocalisation, et tout en bas, nous pouvons télécharger la base de données gratuite. Si vous avez un message d’erreur, vous pouvez le télécharger manuellement à cette adresse, il vous faudra alors depuis SSH faire un wget par exemple, puis placer le fichier dans <chemin piwik>/misc. Pensez à renommer le fichier GeoLiteCity.dat en GeoIPCity.dat.

Dernière étape, l’activation dans notre serveur. L’installation de la librairie a certainement dû configurer automatiquement PHP. Modifier le fichier correspondant (/etc/php5/fpm/conf.d/20-geoip.ini ou /etc/php5/conf.d/geoip.ini par exemple) pour avoir :

extension=geoip.so
geoip.custom_directory=<chemin piwik>/misc

On relance apache, ou fpm suivant votre installation, retournez dans l’administration Piwik, et cochez PECL qui devrait indiqué en vert installé.

Piwik GeoIP PECL installé

Pensez à configurer la mise à jour automatique (mensuelle par exemple) en ajoutant le lien donné plus haut dans l’URL de téléchargement.

Piwik Configurer les mises à jour automatique GeoIP

Si vous voulez tester la mise à jour du fichier, il faudra forcer le cron de Piwik, pour cela il vous suffit de vous rendre à l’adresse http://<URL PIWIK>/misc/cron/archive.php?token_auth=<TOKEN> en remplaçant <TOKEN> par votre token super utilisateur que vous trouverez dans la page Utilisateurs de Piwik.

Documentation

Ubuntu One s’arrête

Voilà, c’est fait, prenez vos clics et vos clacs, il n’y a plus rien à voir ! Vous pouvez voir l’annonce sur le blog officiel.

Ubuntu One ferme (enfin ?) ses portes. N’ayant jamais misé dessus, je ne suis pas surpris du tout, enfin si, ma seule surprise et que cela a duré aussi longtemps. Les grands services comme Dropbox, Google Drive, MEGA ou mon petit préféré hubiC ont eu raison de lui.

Les services de stockage à l’époque se sont multipliés, et j’étais très surpris de voir Ubuntu sortir son service, déjà il fallait être sous Ubuntu pour avoir une chance d’en entendre parler, et même ceux sous Ubuntu ne l’utilisaient pas tous (j’en faisais partie). Pourquoi ne m’en servais-je pas (oui j’inverse le sujet, le verbe et le complément) ? Car j’avais à l’époque du mal à croire à la pérennité de ce service, Ubuntu pour moi était un système, qui en plus avait (a ?) du mal à se rentabiliser, alors confier mes données à un service qui ne sait pas où aller, pas tellement confiance.
Donc si vous y avez des données, pensez à les récupérer vous avez jusqu’au 31 juillet.

Je parlerai certainement plus tard pourquoi je choisis hubiC personnellement.

Source

Qu’est-ce que l’open source ?

L’open source, ou partage des données, ou accès au code, bref… un logiciel gratuit ! Euh non non… on reprend tout.
Open source n’est pas forcément synonyme de gratuit. Plutôt qu’un long et fastidieux discours, voici une vidéo qui explique plutôt bien ce qu’est l’open source, l’origine, comment ça fonctionne, et ses préjugés.

Bon visionnage !

Merci à Korben