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Synology bascule vers l’IA locale : ce que ça change

On a longtemps résumé Synology à un petit boîtier rassurant, posé près de la box : on branche, on remplit des disques, et on oublie. Pourtant, lors du Computex 2026, la marque a raconté une autre histoire—et elle est franchement plus ambitieuse. Au cœur de ce virage : l’IA locale Synology et une stratégie qui assume enfin son déplacement vers les professionnels.

Du “NAS domestique” au stockage à grande échelle

Le premier signal n’est pas un slogan, mais un ordre de grandeur : Synology annonce un chiffre d’affaires projeté autour du milliard de dollars pour 2026. Et surtout, la répartition de sa clientèle change de visage : 63 % de l’activité viendrait désormais des professionnels (PME et grandes entreprises), contre 36 % pour le grand public et les prosumers.

Autrement dit, le boîtier du salon n’est plus le centre du récit. La marque évoque aussi des volumes très concrets—3,1 millions de disques expédiés chaque année—et une part significative de capacité de stockage sur site à l’échelle mondiale. On parle donc d’un acteur qui ne joue plus uniquement la carte “simplicité domestique”.

Pourquoi Synology baisse la promesse “grand public”

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la franchise du directeur général Europe : le marché grand public ne devrait pas croître “à deux chiffres chaque année”, et le cloud public resterait bon marché. Dans ce contexte, Synology semble considérer que le particulier a déjà atteint un plafond de besoin : “envoyez vos photos”, et le reste glisse vers le streaming.

Cette lucidité explique une stratégie moins “marketing produit” et plus “gestion de base”. La BeeStation, par exemple, n’est pas présentée comme une machine à recruter, mais comme un moyen de maintenir une audience grand public jugée arrivée à maturité.

L’IA locale : le vrai levier (et le bon débat)

Le Computex 2026 met l’accent sur une intelligence artificielle exécutée localement. C’est là que, pour moi, le sujet devient intéressant : l’IA n’est pas seulement une fonctionnalité à ajouter, c’est une façon de repenser la valeur du stockage. Si l’IA s’exécute “chez soi”, alors le NAS redevient plus qu’une armoire : il redevient un poste de traitement, au plus près des données.

Et forcément, ça ouvre une question de fond : le grand public a-t-il envie de gérer davantage qu’un simple archivage ? Les professionnels, eux, ont souvent des contraintes (données, latence, organisation) qui rendent l’“IA locale” plus crédible. La stratégie de Synology ressemble donc à un alignement naturel : viser là où la valeur perçue justifie la complexité.

De BeeStation à BeeCamera : le “tout-en-un” s’étend

La gamme s’étoffe : à côté de BeeStation, une déclinaison BeeStation Plus est annoncée, et l’arrivée de BeeCamera s’appuie sur des caméras domestiques. L’idée est claire : rapprocher la gestion de contenus (photos/vidéos) et des usages “maison” (surveillance) dans une même logique d’écosystème.

Conclusion : un repositionnement assumé

En 2026, Synology ne se cache plus derrière son image de “boîtier discret”. La marque revendique un poids pro croissant, et pousse l’IA locale Synology comme prochaine marche. Pour les utilisateurs, la question n’est plus “est-ce que ça sauvegarde ?”, mais “est-ce que ça transforme mes données en valeur utile ?”. Et c’est, à mon sens, le bon débat.

Ouverture : si l’IA locale devient un standard, les NAS pourraient redevenir des centres de contrôle—pas seulement des coffres.

Source : https://www.clubic.com/dossier-615808-derriere-le-petit-boitier-du-salon-synology-est-devenu-un-geant-du-stockage-et-de-l-ia.html

Nextcloud et Object Storage d’OVH

Retour d’expérience intéressant pour ceux qui ont une instance Nextcloud (ou ownCloud) et veulent le combiner à la plateforme Public Cloud Storage d’OVH.

L’avantage de cette solution d’OVH est d’avoir un tarif très intéressant avec la sécurité qui va avec en fonction de la taille de vos données (il faudrait héberger 100 Go pour ne payer que 1 € par mois). Alors si on peut en plus le combiner avec sa propre instance Nextcloud, c’est super.

Voici donc un exemple type pour configurer le serveur de la sorte :

'objectstore' => array(
'class' => 'OC\\Files\\ObjectStore\\Swift',
'arguments' => array(
'username' => 'OS_USERNAME',
'password' => 'OS_PASSWORD', // mot de passe généré dans l'interface OVH
'bucket' => 'CONTAINER_NAME',
'autocreate' => false,
'region' => 'GRA3',
'url' => 'https://auth.cloud.ovh.net/v2.0',
'tenantName' => 'OS_TENANT_NAME',
'serviceName' => 'swift',
),
),

Ubuntu One s’arrête

Voilà, c’est fait, prenez vos clics et vos clacs, il n’y a plus rien à voir ! Vous pouvez voir l’annonce sur le blog officiel.

Ubuntu One ferme (enfin ?) ses portes. N’ayant jamais misé dessus, je ne suis pas surpris du tout, enfin si, ma seule surprise et que cela a duré aussi longtemps. Les grands services comme Dropbox, Google Drive, MEGA ou mon petit préféré hubiC ont eu raison de lui.

Les services de stockage à l’époque se sont multipliés, et j’étais très surpris de voir Ubuntu sortir son service, déjà il fallait être sous Ubuntu pour avoir une chance d’en entendre parler, et même ceux sous Ubuntu ne l’utilisaient pas tous (j’en faisais partie). Pourquoi ne m’en servais-je pas (oui j’inverse le sujet, le verbe et le complément) ? Car j’avais à l’époque du mal à croire à la pérennité de ce service, Ubuntu pour moi était un système, qui en plus avait (a ?) du mal à se rentabiliser, alors confier mes données à un service qui ne sait pas où aller, pas tellement confiance.
Donc si vous y avez des données, pensez à les récupérer vous avez jusqu’au 31 juillet.

Je parlerai certainement plus tard pourquoi je choisis hubiC personnellement.

Source