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Home Assistant : retour domotique (mini PC + IA)

Le Home Assistant de Korben a connu un cycle classique : ça marche, puis ça se dégrade, puis ça finit par lasser. Cette fois, il a changé deux choses clés : la machine (mini PC sur SSD au lieu de Raspberry Pi sur carte SD) et la façon de créer les automatisations (avec une IA qui parle en français). Résultat : moins de pannes, plus de scénarios, et surtout un système qui tient mieux dans la durée.

Pourquoi Korben a décroché (et ce qui l’a relancé)

Dans son retour, Korben explique qu’il aime l’idée des automatisations, mais que l’expérience précédente était frustrante. Les Raspberry Pi finissaient par corrompre les cartes SD, ce qui entraînait des arrêts et des redémarrages à répétition. À cela s’ajoutait un autre frein : le temps nécessaire pour régler des scénarios “au poil de cul”.

Le déclic arrive avec un contexte favorable : déménagement, cartons à vider, réinstallation du matériel, et surtout un mini PC disponible. Korben a aussi un angle “nouveautés” : l’arrivée de l’IA dans son quotidien et l’usage d’Alexa, qui rendent la domotique plus facile à intégrer dans ses habitudes.

Mini PC dédié pour faire tourner Home Assistant de façon fiable
Mini PC dédié pour faire tourner Home Assistant de façon fiable

Étape 1 : le mini PC sur SSD, le vrai changement de fond

Le point de départ, c’est un mini PC NiPoGi Pinova P1 (Ryzen 3 4300U, 16 Go de RAM, 1 To de SSD) que Korben avait acheté en 2023. Il le décrit comme surdimensionné pour la domotique… et c’est justement pour ça que c’est un bon choix : la domotique n’a pas besoin de puissance, elle a besoin de fiabilité.

Le problème historique de ses installations, c’était le stockage : une carte SD qui “rend l’âme” après quelques mois d’écritures permanentes. En passant sur un SSD, Korben supprime la cause la plus fréquente de ses arrêts. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est exactement le genre de détail qui change tout.

Home Assistant OS : moins d’administration, plus de sérénité

Korben installe Home Assistant OS sur la machine. Son intérêt est clair : HAOS agit comme un système dédié, sans Linux à administrer en dessous et sans Docker à maintenir. Il y retrouve aussi le magasin d’add-ons et les sauvegardes automatiques, ce qui réduit la charge mentale.

Pour lui, sur une machine dédiée, c’est “le mode le plus tranquille”. Et quand on a déjà vécu des pannes, la tranquillité devient une fonctionnalité à part entière.

Les deux pièges à connaître avant de démarrer

Dans son retour, Korben insiste sur des points qui peuvent faire perdre du temps :

  • BIOS/boot : HAOS exige le mode UEFI activé et le Secure Boot désactivé. Sinon, la clé USB ne boote pas.
  • Redémarrage après coupure : il faut régler “Restore on AC Power Loss / After Power Failure / AC Back Function” sur Power On. Sinon, une micro-coupure peut laisser la maison sans domotique jusqu’à une action manuelle.

Ce deuxième point est particulièrement parlant : Korben explique qu’en vacances, on n’a pas envie de dépendre d’un bouton à distance.

Étape 2 : brancher l’IA pour créer des automatisations sans YAML

Une fois le socle stable, Korben s’attaque au sujet qui le freinait : créer des scénarios rapidement, sans passer des heures à écrire et ajuster du YAML. Son approche repose sur Claude Code connecté à Home Assistant via un serveur MCP.

Le résultat qu’il décrit est concret : il crée 21 automatisations en quelques jours en décrivant ses besoins en français, sans écrire de YAML. L’objectif n’est pas de “remplacer” la domotique, mais de réduire le coût d’entrée pour produire des scénarios fonctionnels.

Ce que Korben gagne avec cette méthode

  • Vitesse : passer de l’idée au scénario sans friction technique.
  • Itération : ajuster plus facilement quand un comportement ne correspond pas exactement à l’attendu.
  • Focus : moins de temps sur la syntaxe, plus de temps sur la logique métier (présence, sécurité, confort).

Dans son retour, on sent surtout un changement d’énergie : la domotique redevient un projet “plaisir” plutôt qu’un chantier de correction permanent.

Capteur mmWave de présence et logique de garde-fou pour éviter les faux positifs
Capteur mmWave de présence et logique de garde-fou pour éviter les faux positifs

Étape 3 : capteur mmWave et garde-fous contre les faux positifs

Korben ajoute un capteur mmWave (Moes) pour détecter la présence. Son point de vue est nuancé : il détecte une présence statique, contrairement à des PIR classiques qui réagissent surtout au mouvement.

Mais il ne vend pas ça comme une baguette magique. Il explique que le capteur peut se “verrouiller” sur des échos fantômes, ce qui peut provoquer des faux positifs. Et c’est là que son approche devient intéressante : il ne cherche pas à “forcer” le capteur, il cherche à sécuriser le système autour de lui.

Le principe : automatisation de garde-fou

Son retour insiste sur une idée simple : quand un capteur peut se tromper, il faut prévoir un comportement de secours. Autrement dit, une logique de garde-fou évite qu’une détection erronée déclenche des actions indésirables.

Ce point est typique des installations qui tiennent dans le temps : on ne supprime pas l’imperfection du monde réel, on la contient.

Ce que Korben retient : fiabilité d’abord, puis productivité

En filigrane, le retour de Korben raconte une progression. D’abord, il remet la domotique sur des bases fiables (SSD + HAOS + redémarrage après coupure). Ensuite, il accélère la création de scénarios avec l’IA, pour ne plus subir la partie la plus pénible. Enfin, il traite les capteurs “imparfaits” avec des garde-fous, au lieu de chercher la perfection.

Checklist “retour d’expérience” (pratique)

Pour résumer son approche, voici les points qui ressortent le plus :

  1. Éviter la fragilité du stockage : si des cartes SD meurent chez vous, passez sur un SSD.
  2. Valider le BIOS : UEFI activé, Secure Boot désactivé.
  3. Gérer le retour après coupure : “Power On” pour éviter une maison muette au prochain incident.
  4. Accélérer les scénarios : utilisez l’IA pour décrire vos besoins en langage naturel et réduire le coût de production.
  5. Prévoir des garde-fous : surtout avec des capteurs capables d’erreurs (échos, verrouillages, etc.).

Conclusion : une domotique qui tient, parce qu’elle est pensée comme un système

Le retour de Korben n’est pas une promesse “magique” : c’est une méthode. Il repart d’un constat (pannes et lenteur), puis il corrige les causes (stockage, démarrage, automatisations), et enfin il accepte la réalité des capteurs en ajoutant des protections.

Si vous voulez relancer votre Home Assistant sans retomber dans le même cycle d’abandon, la leçon la plus forte est peut-être celle-ci : la domotique n’est pas un gadget, c’est une infrastructure. Et une infrastructure se conçoit pour durer.

Ouverture : Une fois le socle stable, le prochain gain vient souvent de la qualité des scénarios (et de la manière de les itérer), plus que de l’ajout de matériel.

Source : https://korben.info/retour-domotique-home-assistant-mini-pc.html