Archives par mot-clé : synology

Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Quand la RAM de votre NAS Synology baisse jour après jour, la cause n’est pas toujours évidente. Dans beaucoup de cas, ce sont des conteneurs Docker qui finissent par devenir plus gourmands avec le temps. La bonne nouvelle : un redémarrage un conteneur Docker peut remettre d’aplomb votre système, et vous pouvez même automatiser l’opération.

Dans ce guide, je vous montre une méthode simple : repérer ce qui consomme le plus, confirmer au niveau projet/containeur, puis redémarrer manuellement ou planifier le redémarrage pour éviter la dérive.

1) Commencez par identifier le plus gros consommateur de RAM

Avant de redémarrer quoi que ce soit, il faut savoir qui consomme. Sur DSM, le point de départ le plus efficace reste le Moniteur de ressources.

Procédez ainsi :

  • Ouvrez Moniteur de ressources depuis le menu principal.
  • Allez dans Performances.
  • Dans le menu de gauche, sélectionnez Gestionnaire des tâches.
  • Ouvrez l’onglet Processus.
  • Cliquez deux fois sur la colonne Mémoire privée pour trier par ordre décroissant.

Vous obtenez alors une vue claire : application native, paquet installé… ou conteneur Docker.

Moniteur de ressources DSM triant les processus par mémoire privée
Moniteur de ressources DSM triant les processus par mémoire privée

2) Confirmez au niveau Projet / Conteneur (Docker)

Une fois que vous avez repéré un acteur “suspect” dans le Moniteur de ressources, l’étape suivante consiste à confirmer précisément le conteneur responsable.

Tout dépend de votre déploiement :

Cas A : votre conteneur fait partie d’un projet

Si votre application Docker est organisée en projet (par exemple via Container Manager), vous pouvez vérifier la consommation directement au bon niveau.

  1. Ouvrez Container Manager.
  2. Dans le menu de gauche, allez sur Projets.
  3. Recherchez le projet concerné (ex. votre stack).
  4. Ouvrez le projet, puis allez dans l’onglet Statistiques.
  5. Par défaut, l’affichage est souvent sur CPU. Basculez sur RAM pour voir la consommation mémoire des conteneurs du projet.

Cas B : votre conteneur tourne “tout seul”

Si vous n’avez pas de notion de projet (conteneur isolé), le contrôle se fait directement sur l’objet conteneur.

  1. Dans Container Manager, allez dans Conteneur.
  2. Sélectionnez le conteneur concerné.
  3. Ouvrez l’onglet Statistiques pour vérifier la consommation mémoire.

À ce stade, vous savez exactement quel conteneur redémarrer.

3) Redémarrer un conteneur Docker manuellement (le plus simple)

Quand un conteneur devient trop gourmand, le redémarrage manuel est souvent la solution la plus rapide. Sur DSM, l’interface Container Manager permet de le faire en quelques clics.

Procédure :

  • Dans Container Manager, ouvrez le menu Conteneur.
  • Sélectionnez le conteneur concerné (ou faites un clic droit).
  • Cliquez sur le bouton Action (en haut à droite).
  • Choisissez Redémarrer.

Si vous préférez repartir sur l’ensemble d’une stack, vous pouvez aussi redémarrer un projet complet : ouvrez le projet, puis Action > Redémarrer.

Astuce : observez ensuite la RAM dans le Moniteur de ressources pour vérifier que le “pic” retombe.

4) Automatiser : planifier un redémarrage hebdomadaire

Si vous constatez une dérive régulière (par exemple “après quelques jours”), l’automatisation peut vous faire gagner du temps. L’idée : redémarrer un conteneur Docker une fois par semaine, à un moment où l’impact est minimal.

Mais il faut être prudent : un redémarrage peut interrompre un service (envoi de documents, lecture vidéo, etc.). Choisissez donc un horaire “creux”. L’exemple classique est 5h du matin.

Le chemin dans DSM

Pour créer la tâche planifiée :

  1. Allez dans Panneau de configuration > Planificateur de tâche.
  2. Cliquez sur Créer.
  3. Choisissez Tâche planifiée > Script défini par l’utilisateur.
  4. Donnez un nom personnalisé (sans caractères spéciaux ni accent).
  5. Choisissez root comme utilisateur.
  6. Dans l’onglet Programmer, configurez Répéter sur Toutes les semaines.
  7. Sélectionnez le jour souhaité.

Ensuite, vous ajoutez le script qui déclenche le redémarrage.

Anticipez les notifications

Un redémarrage programmé peut générer une notification d’arrêt dans DSM. Selon vos réglages, cela peut aussi déclencher des notifications par e-mail ou via l’application mobile. Autrement dit : vérifiez vos paramètres pour éviter d’être noyé de messages.

5) Bonnes pratiques pour éviter de “masquer” un vrai problème

Redémarrer un conteneur est une mesure de stabilisation. C’est utile, mais ça ne remplace pas une analyse si la RAM continue de grimper rapidement.

Voici comment garder une approche saine :

  • Surveillez : observez la RAM après redémarrage et notez la durée avant la prochaine dérive.
  • Vérifiez la stack : si votre application est composée de plusieurs conteneurs, identifiez celui qui “prend” la mémoire.
  • Planifiez intelligemment : un redémarrage hebdomadaire à heure fixe limite l’impact utilisateur.
  • Évitez de redémarrer “au hasard” : commencez toujours par trier par Mémoire privée dans le Moniteur de ressources.
Graphique RAM qui se stabilise après redémarrage d’un conteneur Docker
Graphique RAM qui se stabilise après redémarrage d’un conteneur Docker

Checklist rapide : la méthode en 5 minutes

Si vous voulez une procédure “terrain”, gardez cette checklist sous la main :

  1. Ouvrez Moniteur de ressources > Gestionnaire des tâches > Processus.
  2. Trier par Mémoire privée (ordre décroissant).
  3. Repérez le conteneur ou l’application suspecte.
  4. Confirmez dans Container Manager (Projet > Statistiques sur RAM, ou Conteneur > Statistiques).
  5. Redémarrez manuellement, puis observez l’effet. Si c’est récurrent, planifiez un redémarrage hebdomadaire.

Conclusion : stabiliser, puis comprendre

Quand un conteneur Docker devient gourmand en RAM sur Synology, redémarrer un conteneur Docker est souvent la solution la plus rapide pour retrouver de la marge. En combinant tri des processus, vérification dans Container Manager et planification, vous reprenez le contrôle sans subir la dérive.

Et si la consommation revient trop vite, utilisez ces mêmes étapes pour affiner : vous saurez exactement quel composant surveiller en priorité.

Source : https://www.cachem.fr/synology-redemarre-conteneur/

Synology bascule vers l’IA locale : ce que ça change

On a longtemps résumé Synology à un petit boîtier rassurant, posé près de la box : on branche, on remplit des disques, et on oublie. Pourtant, lors du Computex 2026, la marque a raconté une autre histoire—et elle est franchement plus ambitieuse. Au cœur de ce virage : l’IA locale Synology et une stratégie qui assume enfin son déplacement vers les professionnels.

Du “NAS domestique” au stockage à grande échelle

Le premier signal n’est pas un slogan, mais un ordre de grandeur : Synology annonce un chiffre d’affaires projeté autour du milliard de dollars pour 2026. Et surtout, la répartition de sa clientèle change de visage : 63 % de l’activité viendrait désormais des professionnels (PME et grandes entreprises), contre 36 % pour le grand public et les prosumers.

Autrement dit, le boîtier du salon n’est plus le centre du récit. La marque évoque aussi des volumes très concrets—3,1 millions de disques expédiés chaque année—et une part significative de capacité de stockage sur site à l’échelle mondiale. On parle donc d’un acteur qui ne joue plus uniquement la carte “simplicité domestique”.

Pourquoi Synology baisse la promesse “grand public”

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la franchise du directeur général Europe : le marché grand public ne devrait pas croître “à deux chiffres chaque année”, et le cloud public resterait bon marché. Dans ce contexte, Synology semble considérer que le particulier a déjà atteint un plafond de besoin : “envoyez vos photos”, et le reste glisse vers le streaming.

Cette lucidité explique une stratégie moins “marketing produit” et plus “gestion de base”. La BeeStation, par exemple, n’est pas présentée comme une machine à recruter, mais comme un moyen de maintenir une audience grand public jugée arrivée à maturité.

L’IA locale : le vrai levier (et le bon débat)

Le Computex 2026 met l’accent sur une intelligence artificielle exécutée localement. C’est là que, pour moi, le sujet devient intéressant : l’IA n’est pas seulement une fonctionnalité à ajouter, c’est une façon de repenser la valeur du stockage. Si l’IA s’exécute “chez soi”, alors le NAS redevient plus qu’une armoire : il redevient un poste de traitement, au plus près des données.

Et forcément, ça ouvre une question de fond : le grand public a-t-il envie de gérer davantage qu’un simple archivage ? Les professionnels, eux, ont souvent des contraintes (données, latence, organisation) qui rendent l’“IA locale” plus crédible. La stratégie de Synology ressemble donc à un alignement naturel : viser là où la valeur perçue justifie la complexité.

De BeeStation à BeeCamera : le “tout-en-un” s’étend

La gamme s’étoffe : à côté de BeeStation, une déclinaison BeeStation Plus est annoncée, et l’arrivée de BeeCamera s’appuie sur des caméras domestiques. L’idée est claire : rapprocher la gestion de contenus (photos/vidéos) et des usages “maison” (surveillance) dans une même logique d’écosystème.

Conclusion : un repositionnement assumé

En 2026, Synology ne se cache plus derrière son image de “boîtier discret”. La marque revendique un poids pro croissant, et pousse l’IA locale Synology comme prochaine marche. Pour les utilisateurs, la question n’est plus “est-ce que ça sauvegarde ?”, mais “est-ce que ça transforme mes données en valeur utile ?”. Et c’est, à mon sens, le bon débat.

Ouverture : si l’IA locale devient un standard, les NAS pourraient redevenir des centres de contrôle—pas seulement des coffres.

Source : https://www.clubic.com/dossier-615808-derriere-le-petit-boitier-du-salon-synology-est-devenu-un-geant-du-stockage-et-de-l-ia.html