Garder son smartphone 10 ans, enfin ?

Garder son smartphone 10 ans paraît presque banal quand on parle d’écologie. Et pourtant, dans les faits, on en est encore loin. Entre l’envie de nouveauté, les limites logicielles, la réparabilité souvent moyenne et un marché bâti sur le renouvellement, l’idée ressemble davantage à une rupture qu’à un simple ajustement.

L’hypothèse a pourtant du sens. D’après les éléments relayés autour des travaux de l’Ademe, l’essentiel de l’empreinte carbone d’un smartphone se joue au moment de sa fabrication. Dit autrement : plus on l’utilise longtemps, plus on amortit son impact. Sur le principe, c’est difficile à contester.

Mais comme souvent avec le numérique, la bonne idée théorique se heurte vite à la réalité pratique.

Garder son smartphone 10 ans demande plus qu’un effort individuel

Le premier réflexe consiste à renvoyer la responsabilité vers l’utilisateur : il suffirait d’acheter moins souvent. C’est vrai, mais seulement en partie. On ne peut pas demander à tout le monde de conserver son téléphone pendant une décennie si, dans le même temps, les appareils restent difficiles à réparer, peu évolutifs ou limités par un support logiciel trop court.

Le sujet n’est donc pas seulement moral. Il est aussi industriel. Si l’on veut des smartphones réellement durables, il faut au minimum :

  • des appareils plus robustes ;
  • des pièces disponibles longtemps ;
  • une meilleure réparabilité ;
  • un support logiciel étendu ;
  • une compatibilité qui ne s’effondre pas au bout de quelques années.

Sans cela, parler de sobriété numérique revient parfois à demander au consommateur de compenser seul des choix de conception qu’il ne maîtrise pas.

Réparabilité d’un smartphone pour le garder plus longtemps
Réparabilité d’un smartphone pour le garder plus longtemps

Le vrai problème, c’est aussi l’obsolescence d’usage

Il y a une autre vérité qu’on évite souvent : beaucoup de smartphones sont remplacés alors qu’ils fonctionnent encore. Pas parfaitement, pas aussi vite qu’au premier jour, mais suffisamment pour la majorité des usages. C’est là que l’éditorial commence vraiment.

Nous avons collectivement accepté l’idée qu’un téléphone de deux ou trois ans serait déjà “vieux”. Ce glissement est redoutable. Il ne repose pas toujours sur un besoin réel, mais sur une accumulation de signaux : marketing, photographie un peu meilleure, design légèrement revu, batterie qui fatigue, promesse d’IA embarquée, ou simple habitude de renouvellement.

Le plus gênant n’est pas le progrès technique. Le plus gênant, c’est quand il devient une injonction permanente. On finit par confondre confort, envie et nécessité.

Un smartphone plus durable coûtera peut-être plus cher, et ce n’est pas absurde

Le scénario évoqué par l’Ademe rappelle aussi un point important : des téléphones conçus pour durer pourraient coûter plus cher à l’achat. Dit comme cela, le message passe mal. Pourtant, si l’appareil dure bien plus longtemps, le coût annuel peut au contraire baisser.

C’est probablement là qu’il faut changer de logique. On regarde encore trop le prix d’entrée, pas assez le coût total de possession. Un smartphone moins jetable, mieux suivi et réparable peut être plus rationnel économiquement, pas seulement plus vertueux écologiquement.

Comparer smartphone neuf et smartphone conservé plusieurs années
Comparer smartphone neuf et smartphone conservé plusieurs années

Ce monde-là serait moins spectaculaire, mais plus mature

Un monde où l’on garderait son smartphone 10 ans serait sans doute moins excitant pour l’industrie, moins rythmé par les lancements, moins dépendant de la nouveauté permanente. Mais il serait aussi plus cohérent.

On y parlerait davantage de maintenance que de hype, davantage de durée que de désir immédiat. Et franchement, ce ne serait pas un recul. Ce serait peut-être enfin une forme de maturité numérique.

Reste une question simple : sommes-nous prêts à valoriser un téléphone qui dure autant qu’un appareil qui brille ? C’est probablement là que tout se joue.

Source : https://www.lesnumeriques.com/telephone-portable/a-quoi-ressemblerait-un-monde-ou-l-on-garde-nos-smartphones-pendant-10-ans-n254671.html

DeepClaude : pourquoi ça agite Claude Code

DeepClaude fait parler de lui parce qu’il touche à un point très sensible dans l’IA de développement : le prix. L’idée est simple sur le papier, mais redoutable dans ses conséquences possibles. Un projet open source propose de conserver l’environnement autonome de Claude Code, tout en remplaçant le modèle sous-jacent par DeepSeek V4 Pro. D’après la source, cela permettrait d’obtenir un coût d’inférence jusqu’à 17 fois moins élevé, avec des performances jugées comparables sur une large partie des tâches.

Dit autrement, ce n’est pas seulement un nouvel outil. C’est une manière de dissocier l’interface agentique, les automatismes et les outils d’un côté, et le moteur de génération de l’autre. Et cela pose immédiatement une question : si l’expérience reste proche, qu’est-ce qui justifie encore l’écart de prix ?

DeepClaude, c’est quoi exactement ?

Selon la source, DeepClaude est un projet open source publié sur GitHub qui reprend l’environnement agentique de Claude Code : boucle autonome, outils, interface, exécution de commandes, gestion de workflows et travail sur des dépôts de code. La différence, c’est que le modèle utilisé en arrière-plan n’est plus celui d’Anthropic, mais DeepSeek V4 Pro.

C’est un point important à comprendre. Ce qui intéresse beaucoup de développeurs dans Claude Code, ce n’est pas uniquement la qualité brute du modèle, mais l’ensemble de l’expérience : capacité à lire et modifier des fichiers, à enchaîner des étapes, à lancer des commandes bash, à travailler sur une base de code entière, voire à orchestrer des sous-tâches. DeepClaude s’inscrit précisément sur ce terrain.

Pourquoi le sujet du prix revient aussi fort

Le succès de ce type d’outil vient avec une contrepartie : l’usage agentique consomme beaucoup. Quand un assistant ne se contente plus de répondre à une question, mais explore un dépôt, relit des fichiers, propose des modifications, relance des commandes et itère, la facture peut grimper rapidement.

La source rappelle la structure tarifaire de Claude Code chez Anthropic :

  • un plan Pro à 20 dollars par mois présenté comme porte d’entrée ;
  • un plan Max 5x à 100 dollars par mois ;
  • un plan Max 20x à 200 dollars par mois ;
  • et, en dehors des abonnements, une utilisation via API potentiellement bien plus coûteuse.

Elle souligne aussi qu’un quota de 44 000 tokens sur une fenêtre de cinq heures peut devenir limitant pour des usages intensifs. Pour un développeur qui travaille longtemps sur une grosse base de code, cela n’a rien d’anecdotique. On comprend alors pourquoi toute solution promettant une forte baisse des coûts attire immédiatement l’attention.

La source cite même le cas d’un développeur ayant documenté une consommation de dix milliards de tokens sur huit mois d’usage quotidien, pour un coût estimé à plus de 15 000 dollars au tarif API, contre 800 dollars avec un abonnement Max à 100 dollars par mois. Même sans généraliser ce cas à tous les profils, l’ordre de grandeur suffit à expliquer la sensibilité du sujet.

Ce que DeepClaude change dans la discussion

Avec DeepClaude, le débat ne porte plus seulement sur la qualité d’un modèle, mais sur la valeur réelle de chaque couche du produit. Si l’environnement agentique peut être conservé et que le moteur peut être remplacé par un autre modèle moins cher, alors la proposition de valeur se déplace.

En clair, plusieurs éléments se retrouvent séparés :

  • l’interface et l’expérience utilisateur ;
  • la boucle autonome et les outils ;
  • le modèle de langage lui-même ;
  • la politique tarifaire associée.

Jusqu’ici, beaucoup d’acteurs vendaient un ensemble difficile à découper. Ce type de projet montre au contraire qu’une partie du marché cherche à modulariser l’IA de développement. Pour les utilisateurs, c’est potentiellement plus de liberté. Pour les fournisseurs, c’est aussi plus de pression concurrentielle.

Un contexte déjà tendu autour de Claude Code

La source rappelle un épisode qui a visiblement marqué la communauté : fin avril, Anthropic aurait modifié sa page tarifaire pour ne plus inclure Claude Code dans le plan Pro, en le réservant aux offres Max à 100 ou 200 dollars par mois, avant de revenir en arrière quelques heures plus tard.

Ce recul rapide montre au moins une chose : le sujet est explosif. Dès qu’un outil devient central dans les habitudes de travail des développeurs, toute évolution de prix ou de quota est perçue comme un risque direct. La réaction observée sur Reddit, Hacker News et Twitter, mentionnée dans la source, illustre bien cette dépendance croissante.

Dans ce contexte, l’arrivée d’un projet comme DeepClaude tombe au moment parfait. Il ne crée pas la frustration ; il capte une frustration déjà existante.

DeepSeek V4 Pro, l’autre pièce du puzzle

La source présente DeepSeek V4 Pro comme le modèle branché derrière DeepClaude. Elle indique qu’il est sorti le 24 avril 2026 et le décrit comme un modèle de type mixture of experts avec 1 600 milliards de paramètres totaux, dont 49 milliards activés par token.

À ce stade, il faut rester prudent : l’article source met surtout en avant le rapport coût/performance et le fait que les performances seraient comparables sur environ 80 % des tâches. C’est une information intéressante, mais qui demande toujours à être interprétée avec nuance. En pratique, tout dépend du type de tâches, du niveau d’exigence, du contexte de code, de la tolérance aux erreurs et de la façon dont les tests ont été menés.

Autrement dit, comparable ne veut pas dire identique. Mais dans un marché où le coût pèse lourd, être « assez proche » peut déjà suffire à changer les arbitrages.

Ce qu’il faut retenir pour les développeurs

Si l’on s’en tient aux faits rapportés par la source, DeepClaude est surtout le signe d’une évolution du marché. Les développeurs ne veulent plus seulement le meilleur modèle possible. Ils veulent aussi un outil soutenable, prévisible en coût, et adaptable à leurs usages réels.

Les points à retenir sont donc assez simples :

  1. le coût de l’IA agentique devient un sujet majeur ;
  2. les couches techniques se découplent de plus en plus ;
  3. l’open source accélère la remise en question des offres propriétaires ;
  4. la bataille ne se joue plus uniquement sur la qualité brute, mais sur le rapport entre prix, autonomie et confort d’usage.

Pour l’instant, DeepClaude apparaît surtout comme un révélateur. Il montre qu’un environnement de développement assisté par IA peut être perçu comme trop cher, même lorsqu’il est apprécié. Et il rappelle qu’en informatique, dès qu’une brique semble surtarifée, quelqu’un finit souvent par essayer de la remplacer.

La suite sera intéressante à observer. Si ce type d’approche se confirme, les éditeurs devront sans doute mieux justifier leur prix, ou revoir leur modèle. Et pour les développeurs, cela pourrait signifier davantage de choix, ce qui n’est jamais une mauvaise nouvelle.

Source : https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/382809/DeepClaude-l-environnement-autonome-de-Claude-Code-branche-sur-DeepSeek-V4-Pro-dix-sept-fois-moins-cher-que-l-inference-native-d-Anthropic-pour-des-performances-comparables-sur-80-pourcent-des-taches/

Jeu vidéo adulte : au-delà du cliché

Le jeu vidéo adulte reste souvent coincé entre deux caricatures : le loisir immature d’un côté, l’activité moderne et forcément positive de l’autre. La réalité est plus intéressante. Jouer à l’âge adulte n’est ni un problème en soi, ni une preuve automatique d’équilibre, de performance cognitive ou d’épanouissement personnel. C’est un usage culturel, social et parfois mentalement stimulant, dont la valeur dépend surtout du contexte, du temps accordé, des habitudes de vie et de la manière de jouer.

Le sujet mérite donc mieux qu’un titre spectaculaire ou qu’une promesse trop belle. Quand on parle de jeu vidéo chez les 30-40 ans, il faut distinguer ce qui relève de l’observation raisonnable, de l’expérience vécue, et de l’interprétation un peu rapide.

Pourquoi le jeu vidéo adulte reste mal compris

Il y a encore une vieille idée qui colle à la peau du média : jouer serait une activité d’adolescent boutonneux prolongée un peu trop longtemps. Cette vision a pourtant vieilli. Les joueurs ont grandi, mais ils n’ont pas forcément abandonné leurs pratiques. Le jeu vidéo est devenu un loisir installé, au même titre que les séries, le sport amateur, les jeux de société ou la lecture.

Le problème, c’est qu’on continue souvent à juger le jeu vidéo adulte avec des catégories anciennes. Si un adulte regarde une série pendant trois heures, cela semble banal. S’il passe le même temps sur un jeu de stratégie, de gestion ou d’aventure, certains y verront encore une perte de temps. Cette différence de perception en dit souvent plus sur notre hiérarchie culturelle que sur la pratique elle-même.

Il faut aussi reconnaître que le jeu vidéo a changé. Il ne s’agit plus seulement de réflexes ou de compétition. Il existe des jeux contemplatifs, narratifs, coopératifs, tactiques, créatifs. On peut y chercher du défi, du lien social, de la détente ou simplement un moment à soi.

Ce que le jeu vidéo peut réellement apporter à l’âge adulte

Sans tomber dans l’exagération, il est raisonnable de dire que jouer peut mobiliser plusieurs compétences. Selon les types de jeux, on sollicite la mémoire, l’attention, la planification, la coordination, la prise de décision rapide, ou encore la capacité à résoudre des problèmes. Cela ne transforme pas magiquement un joueur en personne plus performante dans tous les domaines, mais cela montre que l’activité n’est pas forcément passive.

Le jeu vidéo peut aussi avoir une fonction de récupération mentale. Après une journée dense, certaines personnes ont besoin d’un loisir actif mais cadré, avec des règles, des objectifs et un sentiment de progression. C’est parfois plus reposant qu’un flux continu de vidéos ou de réseaux sociaux. Le cerveau change d’objet, se concentre, et retrouve une forme de respiration. Quel bonheur de prendre la manette ou le clavier après une grosse journée de travail.

Autre point souvent sous-estimé : la dimension sociale. Beaucoup d’adultes jouent pour maintenir un lien. Une partie en ligne, un jeu coopératif ou même une discussion autour d’un univers partagé peuvent devenir de vrais rituels. À l’âge où les agendas se remplissent, où les amis se voient moins facilement, ces espaces comptent.

  • Stimulation cognitive selon les genres de jeux
  • Détente structurée après le travail
  • Lien social avec des amis ou une communauté
  • Sentiment de progression et de maîtrise
  • Évasion sans être forcément déconnexion totale du réel

Attention aux promesses trop simples sur les bénéfices à long terme

C’est ici qu’il faut rester prudent. Le contenu source fourni n’est pas exploitable factuellement, car il ne contient pas l’article mais seulement une page de blocage technique. On ne peut donc pas reprendre ni valider sérieusement l’affirmation évoquée dans son titre. Dire que des adultes qui jouent aujourd’hui construiraient quelque chose dont les effets n’apparaîtraient qu’à 70 ans est une thèse forte. Peut-être intéressante, mais certainement pas à reprendre sans accès à l’étude, à sa méthodologie et à ses limites.

Ce genre de formulation attire, mais il faut s’en méfier. En psychologie comme en santé, une corrélation n’est pas une preuve simple de causalité. Des adultes qui jouent régulièrement peuvent aussi avoir d’autres habitudes favorables : curiosité, sociabilité, niveau d’éducation, rapport à la technologie, diversité des loisirs. Isoler l’effet réel du jeu vidéo est donc complexe.

Autrement dit, on peut défendre l’idée que le jeu vidéo adulte n’est pas absurde, ni vide, ni forcément nuisible. En revanche, prétendre qu’il garantit un bénéfice tardif très précis serait aller trop vite. L’analyse sérieuse consiste à dire : il existe des pistes crédibles sur les effets cognitifs, émotionnels ou sociaux de certaines pratiques, mais elles demandent nuance et contexte.

Le vrai sujet : comment on joue, et non seulement combien

On parle souvent du temps d’écran comme s’il suffisait à tout expliquer. C’est trop court. Deux heures de jeu ne se valent pas toujours. Il y a une différence entre jouer de manière choisie, équilibrée, en gardant le contrôle, et jouer par automatisme, par fuite ou au détriment du sommeil, du travail ou de la vie familiale.

La question utile n’est donc pas seulement : combien de temps ? Mais aussi : pour quoi faire, dans quel état, avec quelles conséquences ? Un adulte peut jouer régulièrement sans difficulté particulière. Il peut aussi utiliser le jeu comme sas de décompression. À l’inverse, une pratique qui empiète sur le reste, épuise ou isole devient problématique, comme n’importe quel loisir mal régulé.

Ce point est important car il évite deux erreurs :

  1. Démoniser toute pratique de jeu à l’âge adulte.
  2. Idéaliser le jeu vidéo comme outil de développement personnel universel.

La maturité sur ce sujet consiste justement à sortir de cette opposition.

Le jeu vidéo adulte comme marqueur culturel

Il y a aussi une lecture générationnelle. Les adultes de 30 à 40 ans d’aujourd’hui font partie des premières générations à avoir grandi avec les consoles, le PC familial, puis Internet. Pour eux, jouer n’est pas un exotisme. C’est un langage culturel connu, parfois aussi naturel que la musique ou le cinéma.

Ce basculement change beaucoup de choses. On ne joue plus malgré son âge, mais avec son âge, son expérience, ses contraintes et ses goûts. On choisit davantage. On trie mieux. On cherche parfois moins la performance brute que la qualité de l’expérience. Le jeu vidéo devient alors un loisir adulte non pas parce qu’il serait soudain sérieux, mais parce qu’il s’intègre dans une vie adulte réelle.

Et cela explique sans doute pourquoi le débat persiste. Le média n’est plus marginal, mais il continue de bousculer des représentations anciennes sur le temps utile, la culture légitime et la manière acceptable de se détendre.

Ce qu’il faut retenir

Le jeu vidéo adulte mérite une analyse calme. Oui, il peut stimuler, relier, détendre, structurer des moments de loisir et garder une vraie place dans une vie équilibrée. Non, cela ne veut pas dire que toute pratique est bénéfique ni que chaque étude supposée positive doit être prise pour argent comptant.

Le plus intéressant n’est pas de savoir si un adulte a encore le droit de jouer. Cette question est déjà dépassée. La vraie question est plutôt celle-ci : quelle place ce loisir prend-il, et qu’apporte-t-il concrètement à la personne qui joue ?

À partir de là, le débat devient enfin adulte lui aussi.

Source : https://www.jeuxvideo.com/news/2078383/la-psychologie-affirme-que-les-adultes-de-30-a-40-ans-qui-continuent-a-jouer-aux-jeux-video-construisent-quelque-chose-dont-ils-ne-verront-les-resultats-qu-a-l-age-de-70-ans.htm

Akinator face à l’IA : la fin d’un mythe ?

Akinator, c’était ce site qu’on ouvrait pour épater les copains, en famille ou pendant une pause au bureau. On pensait à un personnage, on répondait à quelques questions, et le génie finissait presque toujours par trouver. Le problème, c’est qu’en relançant Akinator aujourd’hui, la magie semble bien moins évidente. Et ce décalage raconte quelque chose de plus large : notre rapport à la technologie a changé.

Ce n’est pas seulement l’histoire d’un vieux service web qui vieillit mal. C’est aussi celle d’un outil qui incarnait une forme d’intelligence fascinante à une époque donnée, avant d’être rattrapé par d’autres approches, bien plus souples et plus impressionnantes pour le grand public.

Akinator, un souvenir fort du web

Apparu sur le web en 2007, Akinator s’est imposé comme une curiosité numérique immédiatement mémorable. Le concept était simple, mais terriblement efficace : un génie posait une série de questions et tentait d’identifier le personnage auquel vous pensiez.

À l’époque, l’effet produit était réel. On essayait de le piéger avec des personnages secondaires, des célébrités oubliées ou des références improbables. Et malgré cela, il trouvait souvent. Il y avait là quelque chose de presque magique, au sens où Internet savait encore surprendre avec des mécaniques relativement simples en apparence.

Ce succès ne venait pas seulement de la technique. Il venait aussi de la mise en scène. Le personnage, son air sûr de lui, son sourire, son côté un peu moqueur : tout participait à l’expérience. Akinator n’était pas juste un moteur de questions-réponses, c’était un petit spectacle interactif.

Le personnage d’Akinator dans une illustration nostalgique
Le personnage d’Akinator dans une illustration nostalgique

Pourquoi Akinator semble aujourd’hui moins convaincant

Le constat rapporté par la source est assez clair : en 2026, Akinator paraît plus lent, plus hésitant, parfois répétitif. Il peut reposer plusieurs fois la même question, multiplier les tentatives et finir par proposer un personnage sans rapport évident avec la recherche initiale.

Dit autrement, ce qui passait autrefois pour une prouesse bluffante donne aujourd’hui une impression d’essoufflement. Ce n’est pas forcément surprenant. Un système de ce type dépend fortement de la qualité de sa base de données et de la cohérence des réponses accumulées au fil du temps. Si les contributions se multiplient, se contredisent ou se dédoublonnent, le résultat devient mécaniquement moins propre.

On retrouve là un problème classique du numérique : un service peut être excellent à un instant donné, puis se dégrader non pas parce que l’idée est mauvaise, mais parce que son entretien, sa structure et son adaptation deviennent plus complexes avec les années.

Akinator vs l’IA : un changement de paradigme

Le point le plus intéressant est sans doute la comparaison entre Akinator et l’IA moderne. Elle est utile, à condition de ne pas tout mélanger.

Akinator repose sur une logique de système expert ou d’arbre de décision. En simplifiant, il élimine des possibilités au fur et à mesure de vos réponses. Il ne “comprend” pas réellement ce que vous dites au sens humain du terme. Il rapproche des caractéristiques, calcule des correspondances et tente de faire émerger l’option la plus probable.

L’IA générative ou prédictive, elle, donne une autre impression. Elle peut traiter des formulations floues, relier des concepts, absorber des masses d’informations bien plus vastes et répondre avec davantage de souplesse. Là où Akinator a besoin d’un cadre rigide, l’IA moderne paraît plus fluide, plus conversationnelle, plus tolérante à l’ambiguïté.

Il faut quand même garder la tête froide. Dire que l’IA “comprend” mieux n’implique pas qu’elle comprend comme un humain. Mais du point de vue de l’utilisateur, l’écart d’expérience est énorme. Et c’est cela qui condamne souvent les anciens outils : pas forcément leur inefficacité absolue, mais leur comparaison défavorable avec les nouveaux standards.

Ce que le déclin d’Akinator dit de notre époque

Le cas Akinator est intéressant car il montre à quelle vitesse une innovation peut changer de statut. Hier, elle paraissait presque magique. Aujourd’hui, elle semble datée. Non pas parce qu’elle a cessé d’exister, mais parce que le contexte technologique a complètement basculé.

On s’habitue très vite à la performance. Dès qu’un outil plus impressionnant apparaît, l’ancien perd son aura. C’est un mécanisme classique du web : on ne juge plus un service pour ce qu’il a représenté, mais pour ce qu’il vaut face aux usages actuels.

Et pourtant, il ne faut pas être injuste. Akinator a aussi été une porte d’entrée vers une certaine culture numérique. Il montrait qu’avec des données, des règles et une bonne interface, on pouvait fabriquer une expérience mémorable. Beaucoup d’outils plus récents sont certes plus puissants, mais pas forcément plus marquants sur le plan affectif.

Une nostalgie très Internet

Il y a dans le regard porté sur Akinator une forme de nostalgie propre au web des années 2000. Une époque où l’on se laissait plus facilement surprendre par un service en ligne, où l’effet “waouh” ne dépendait pas encore de modèles géants, d’assistants omniprésents ou de promesses d’intelligence générale.

En ce sens, Akinator n’est pas seulement un jeu qui fatigue. C’est un symbole d’un Internet plus léger, plus ludique, parfois plus naïf aussi. Le revoir aujourd’hui moins performant provoque donc un petit choc : on ne perd pas juste un outil, on perd aussi un souvenir.

Faut-il enterrer Akinator ?

Pas forcément. Mais il faut sans doute accepter qu’il n’occupe plus la même place. Son intérêt est désormais autant patrimonial que fonctionnel. On peut encore le lancer par curiosité, pour le plaisir, ou pour revoir ce personnage qui a marqué le web francophone et au-delà.

En revanche, il serait difficile d’y voir encore une démonstration d’avant-garde. Le monde a changé, les attentes aussi. Aujourd’hui, un utilisateur attend :

  • des réponses plus naturelles ;
  • moins de répétitions ;
  • une meilleure tolérance aux descriptions imprécises ;
  • une interaction plus fluide ;
  • et surtout un résultat rapide et crédible.

Sur ce terrain, les outils d’IA modernes ont clairement redéfini les standards.

Un vieux génie qui mérite quand même le respect

Il est facile de se moquer d’un service qui accuse son âge. Ce serait pourtant oublier ce qu’a été Akinator : une expérience web immédiatement reconnaissable, populaire, accessible et vraiment bluffante pour son temps. Tout le monde ou presque a essayé un jour de le piéger.

Le voir perdre de sa superbe a quelque chose d’un peu triste, mais aussi de très logique. La technologie avance, les usages se déplacent, et les mythes numériques finissent eux aussi par vieillir. Reste une chose : si Akinator impressionne moins qu’avant, il garde une place à part dans la mémoire du web. Et ce n’est déjà pas si mal.

Source : https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/akinator-hommages-et-emotions-n253912.html

Games Made in France 2026 : ce qu’il faut savoir

Games Made in France 2026 approche, et l’évènement s’annonce une nouvelle fois comme un rendez-vous important pour suivre la création vidéoludique française. Cette sixième édition mettra en avant 38 jeux développés par des studios français, avec un mélange de titres déjà disponibles, de démos jouables, d’accès anticipés et de projets encore attendus dans les prochains mois.

Le principe reste simple et efficace : pendant plusieurs jours, des passionnés présentent une sélection de productions françaises, commentent l’actualité des studios et donnent de la visibilité à des jeux très différents. Il y aura donc du connu, du plus confidentiel, et probablement quelques découvertes pour ceux qui aiment suivre la scène indépendante.

Games Made in France 2026 : dates et diffusion

L’évènement se tiendra du 23 au 26 avril 2026. La diffusion est prévue sur la chaîne Twitch de MisterMV, avec une présentation assurée en compagnie d’At0mium, Trinity et DamDamLive.

Le format sur quatre jours montre bien l’ambition de cette édition. Avec un tel volume de jeux présentés, l’idée n’est pas seulement d’enchaîner des bandes-annonces, mais aussi de laisser de la place aux échanges, aux réactions et à la mise en contexte. Pour ce type de rendez-vous, c’est souvent ce qui fait la différence entre une simple vitrine et un vrai moment de découverte.

Un évènement centré sur les jeux français

Ce qui fait l’intérêt de Games Made in France 2026, c’est sa capacité à rassembler des projets très variés sous une même bannière. On y retrouve des productions déjà installées, des sorties imminentes, des jeux avec démo disponible et d’autres encore en développement.

Cette diversité est importante, car elle donne une image assez large de la production française actuelle. On ne parle pas seulement d’un genre ou d’un seul niveau de budget. Au contraire, la sélection semble vouloir montrer plusieurs facettes du jeu vidéo français, entre indépendants, projets plus ambitieux et collaborations avec des licences connues.

  • Des jeux déjà disponibles
  • Des titres en accès anticipé
  • Des sorties prévues en 2026 et 2027
  • Des démos jouables pour découvrir certains projets
  • Une masterclass autour de A Plague Tale

Les jeux annoncés à surveiller

La liste communiquée est particulièrement dense. Parmi les titres déjà disponibles ou très identifiés, on peut citer Astral Ascent, Absolum, ENDLESS Legend 2 en accès anticipé, Pirates: Rogue’s Fortune en accès anticipé, ou encore Starship Troopers: Ultimate Bug War!.

D’autres jeux sont attendus dans les semaines qui suivront l’évènement, ce qui pourrait donner un relief particulier à leur présentation. C’est notamment le cas de Aphelion, Sintopia, Tides of Tomorrow, Yerba Buena ou TaVRn’s Takedown – Naheulbeuk.

La programmation comprend aussi plusieurs projets accompagnés d’une démo, ce qui est souvent un bon signal pour les joueurs curieux. C’est le cas, entre autres, de Battlestar Galactica: Scattered Hopes, Clean Up Earth, Darwin’s Paradox!, DIVE or DIE – Children of Rain, EONA, Fading Echo, Maseylia : Echoes of the Past, Micromega, Sydless, Terrinoth: Heroes of Descent, Tom the postgirl ou Wavekin.

Quelques sorties déjà datées

Plusieurs jeux disposent déjà d’une fenêtre de sortie précise. Cela donne un intérêt supplémentaire à leur présence dans le programme, car les présentations pourront servir de dernier coup de projecteur avant lancement.

  • TaVRn’s Takedown – Naheulbeuk : 26 mars 2026
  • Clean Up Earth : 2 avril 2026
  • Darwin’s Paradox! : 2 avril 2026
  • Sintopia : 16 avril 2026
  • Tides of Tomorrow : 22 avril 2026
  • Aphelion : 28 avril 2026
  • Yerba Buena : 26 mai 2026

Une masterclass autour de A Plague Tale

Au milieu de cette sélection de jeux, un autre moment retient l’attention : une masterclass sur A Plague Tale avec Asobo Studio et Focus Entertainment. C’est un ajout intéressant, car il élargit l’évènement au-delà de la simple présentation de titres.

Ce type de séquence peut apporter un regard plus concret sur la fabrication d’un jeu, la direction artistique, la production ou la manière dont une licence française s’est imposée à l’international. Sans préjuger du contenu exact de l’intervention, c’est clairement un temps fort potentiel pour les personnes qui s’intéressent autant aux coulisses qu’aux annonces.

Pourquoi cet évènement compte

Il existe beaucoup de présentations de jeux dans l’année, mais Games Made in France 2026 a un positionnement particulier. Il met en avant un écosystème local, avec ses studios, ses idées et ses projets à différents stades de maturité.

C’est aussi une manière de rappeler que la production française ne se limite pas à quelques grands noms. Elle repose également sur une scène très vivante, capable de proposer des jeux d’action, de stratégie, de narration, de gestion ou des expériences plus atypiques. Pour le public, cela permet de suivre des titres qui passeraient parfois sous le radar lors de grands shows plus généralistes.

Et puis il faut bien le dire : voir un évènement consacré aux studios français, présenté par des personnalités bien connues du streaming jeu vidéo, a quelque chose de naturellement sympathique. Le ton devrait être plus détendu qu’une conférence très formatée, sans empêcher les informations utiles de circuler.

Les informations pratiques à retenir

Si vous voulez suivre l’évènement, voici l’essentiel :

  • Nom : Games Made in France 2026
  • Dates : du 23 au 26 avril 2026
  • Diffusion : chaîne Twitch de MisterMV
  • Présentation : MisterMV, At0mium, Trinity et DamDamLive
  • Contenu annoncé : 38 jeux français et une masterclass dédiée à A Plague Tale

Des réseaux sociaux sont également prévus pour suivre l’actualité de l’évènement, avec une présence annoncée sur X, Bluesky et Instagram.

Ce qu’il faut retenir

Games Made in France 2026 s’annonce comme une vitrine particulièrement fournie pour la scène vidéoludique française. Entre jeux déjà disponibles, démos, accès anticipés, sorties proches et masterclass, cette sixième édition semble vouloir couvrir un spectre très large.

Si vous aimez découvrir de nouveaux projets, suivre les studios français ou simplement repérer vos prochains jeux à surveiller, ce rendez-vous de fin avril mérite clairement un coup d’œil. Reste maintenant à voir quels titres réussiront le plus à se démarquer pendant ces quatre jours de stream.

Source : https://www.cowcotland.com/news/100173/games-made-in-france-c-est-dans-un-petit-mois.html

Veille sur le support logiciel libre public

Le support logiciel libre dans l’administration française fait l’objet d’un travail de veille particulièrement intéressant. Dans le cadre du marché de support au logiciel libre piloté par la DGFiP, des études sont réalisées puis publiées, ce qui donne accès à une matière utile aussi bien pour les acteurs publics que pour les curieux du libre.

L’idée est simple, mais très pertinente : documenter l’état de l’offre sur différents sujets proposés par les administrations. Selon les cas, il peut s’agir d’une veille plutôt stratégique, pour évaluer la maturité d’un domaine fonctionnel précis, ou d’une veille plus technique, avec comparaison détaillée des logiciels existants à partir d’une grille fonctionnelle.

Pourquoi ces veilles sur le support logiciel libre sont utiles

Ce qui est intéressant ici, c’est que ces travaux ne servent pas seulement à informer. Les conclusions peuvent aussi contribuer à décider si un logiciel entre ou non dans le périmètre du marché de support interministériel. On n’est donc pas dans la documentation pour la documentation, mais dans un usage très concret.

Autre bon point : ces études sont publiées par l’administration dans un format bureautique ODT et sous licence CC BY-SA 2.0 FR. C’est cohérent avec l’esprit du sujet, et surtout cela permet la réutilisation de contenus d’intérêt général.

Une ressource à surveiller

Il existe bien un espace public où retrouver ces études pour la période récente : ADULLACT.

  • veille stratégique sur la maturité d’une offre libre ;
  • veille technique avec comparaison fonctionnelle ;
  • publication ouverte par l’administration ;
  • impact possible sur le périmètre du support interministériel.

Je trouve la démarche saine. Trop souvent, on parle du libre de manière théorique. Là, on voit au contraire une approche pragmatique : observer, comparer, publier, puis éventuellement intégrer. Pour qui s’intéresse aux logiciels libres dans le secteur public, c’est clairement une source à garder de côté.

Conclusion : ces études de veille donnent un aperçu concret de la manière dont l’administration évalue le libre. Rien que pour cela, elles méritent le détour.

Sources :

Claude Octopus, l’orchestrateur multi-IA

Claude Octopus est le genre d’outil qui attire immédiatement l’œil si vous suivez un peu ce qui se passe autour du code assisté par IA. L’idée est simple sur le papier : au lieu de demander un avis à un seul modèle, le plugin fait travailler plusieurs IA en parallèle sur le même sujet, puis ne laisse passer le résultat que si la convergence est jugée suffisante.

Sur le principe, c’est assez malin. On réduit un peu le risque de réponse trop rapide, bancale ou incomplète, ce qui est quand même un des reproches récurrents faits aux assistants de développement.

Claude Octopus mise sur la confrontation des modèles

L’outil orchestre notamment Claude, Codex et Gemini. Chaque moteur a son rôle, avec une logique de recherche, d’implémentation et de synthèse, puis un seuil de validation annoncé à plus de 75% avant de poursuivre dans le pipeline.

Autrement dit, on n’est pas juste sur un assistant qui répond, mais sur une tentative de croisement systématique des points de vue. Pour la revue de code, l’approche va même plus loin avec plusieurs agents spécialisés qui commentent les pull requests.

Un plugin ambitieux, mais pas gratuit en usage

L’installation semble assez simple, et l’outil fonctionnerait sur macOS, Linux et Windows. Le projet annonce aussi un ensemble conséquent de commandes, de personas spécialisées et de skills activées selon le besoin.

Ce qui paraît intéressant, c’est surtout la promesse de structurer le travail :

  • analyse en plusieurs phases,
  • contrôles qualité entre les étapes,
  • personas orientées sécurité, architecture ou UX,
  • mode plus automatisé à partir d’un fichier Markdown.

En revanche, il faut garder en tête la contrepartie : faire tourner plusieurs modèles en parallèle consomme mécaniquement plus de tokens et ajoute de la latence. La source évoque un coût d’environ 3 fois supérieur et un délai de 30 à 60 secondes par requête.

Pourquoi ce projet mérite un coup d’œil

Le vrai intérêt de Claude Octopus n’est peut-être pas de produire plus vite, mais de produire avec davantage de garde-fous. Dans un contexte où beaucoup d’outils IA misent surtout sur la vitesse, voir émerger une logique de débat, de convergence et de validation est plutôt sain.

Reste évidemment à voir ce que cela donne en conditions réelles, sur de vrais projets et avec de vraies contraintes de coût. Mais comme piste d’évolution pour l’IA appliquée au développement, c’est clairement une idée à suivre.

Source : https://korben.info/claude-octopus-orchestrateur-multi-ia-claude-code.html

Après Lilo, Stitch de Google s’attaque à Figma

Google Stitch revient avec une mise à jour qui montre clairement l’ambition de Google sur le design d’interface assisté par IA. L’idée n’est plus seulement de générer une maquette à partir d’un prompt, mais de faire du design en partant d’une intention, d’un objectif métier ou d’un ressenti attendu. Google parle ici de « vibe design », et derrière le terme marketing il y a tout de même un repositionnement intéressant.

Google Stitch veut dépasser la simple génération d’écrans

Stitch n’est pas un nouvel outil sorti de nulle part, ni même un petit monstre venu d’une planète extraterrestre. Il provient du rachat de Galileo AI, puis d’une première présentation lors de Google I/O 2025. La nouveauté annoncée en mars 2026 est plus profonde : interface refondue, canevas infini, gestion de plusieurs pistes de travail et agent de design capable de suivre l’historique du projet.

Concrètement, on peut partir de texte, d’images ou même de code. L’outil génère ensuite des interfaces, aide à itérer, puis transforme une maquette statique en prototype interactif. C’est probablement là que Google essaie de se différencier : ne pas s’arrêter au joli visuel, mais accélérer tout le cheminement produit.

Une concurrence frontale avec Figma

Le positionnement face à Figma est assez clair. Figma Make propose déjà une logique proche, avec génération par prompt et prototypage rapide. Mais Google ajoute plusieurs briques qui peuvent attirer les équipes techniques autant que les designers.

  • DESIGN.md pour exporter ou importer un système de design,
  • extraction automatique d’un design system depuis une URL,
  • commandes vocales pour piloter l’agent,
  • intégrations vers des outils de développement via MCP et SDK.

Ce point est important : Google Stitch semble vouloir relier plus directement design, prototypage et mise en production. Sur le papier, c’est séduisant.

Ce qu’il faut surveiller maintenant

Reste une question simple : est-ce que les équipes vont changer leurs habitudes ? Figma garde un avantage énorme, celui d’être déjà bien installé dans les workflows produit. Google, lui, mise sur l’IA native et sur une promesse de fluidité bout en bout.

À ce stade, il faut surtout retenir que Google Stitch devient un concurrent sérieux à surveiller. Pas forcément un remplaçant immédiat de Figma, mais clairement un signal que le design d’interface entre dans une nouvelle phase, plus conversationnelle, plus automatisée, et sans doute plus proche du développement.

Source : https://www.blogdumoderateur.com/google-attaque-figma-stitch-outil-vibe-design/

Classement IA mars 2026, le vainqueur est…

Le classement IA mars 2026 publié par le BDM montre une tendance qui se confirme : Anthropic reste très bien placé sur LMArena, devant Google, xAI et OpenAI. Si l’on suit un peu l’actualité des modèles, ce n’est pas vraiment une surprise, mais cela donne tout de même un bon instantané du marché vu par un benchmark collaboratif.

Anthropic garde la main sur le classement IA mars 2026

Les deux premières places sont occupées par Claude Opus 4.6, en version « thinking » puis en version standard. Derrière, on retrouve Gemini 3.1 Pro, puis Grok-4.20. Google place plusieurs modèles dans le top 10, tandis qu’OpenAI revient avec GPT-5.4 « high » et GPT-5.2 après avoir été plus discret ces derniers mois.

Le top 10 cité met en avant :

  • Claude Opus 4.6 « thinking »
  • Claude Opus 4.6
  • Gemini 3.1 Pro
  • Grok-4.20
  • Gemini 3 Pro
  • GPT-5.4 « high »
  • Grok-4.20 « reasoning »
  • GPT-5.2
  • Gemini 3 Flash
  • Claude Opus 4.5 « thinking »

Des leaders différents selon les usages

L’intérêt ici, c’est que LMArena ne se limite plus à un classement général. Par catégorie, les écarts deviennent plus parlants. En génération de texte et en développement web, Anthropic semble garder une avance nette. En analyse d’image, Google prend la main avec Gemini. Et en génération d’images, la source signale l’arrivée en tête de Nano Banana 2.

Autrement dit, parler du « meilleur modèle » n’a de sens que si l’on précise la tâche. C’est probablement le point le plus utile à retenir.

Ce qu’il faut en penser

Comme toujours avec LMArena, il faut garder en tête qu’il s’agit d’un benchmark fondé sur les votes des utilisateurs. C’est intéressant pour suivre la perception réelle des performances, mais ce n’est pas un verdict absolu. Malgré cela, la photographie de mars 2026 est claire : Anthropic domine encore la conversation, Google reste très solide, xAI progresse, et OpenAI n’a pas disparu du jeu.

À suivre donc, car sur ce marché, un classement tient parfois seulement jusqu’à la prochaine mise à jour.

Source : https://www.blogdumoderateur.com/top-20-modeles-ia-mars-2026-classement-complet/

OVHcloud et l’euro numérique souverain

L’euro numérique n’est plus seulement une idée de technocrates bruxellois ou un sujet de conférence entre banquiers centraux. Avec le choix d’OVHcloud par la BCE pour fournir une partie de l’infrastructure cloud souveraine du projet, on passe un cran plus loin : celui de la mise en œuvre concrète. Et ce n’est pas anodin.

Quand l’Europe parle de souveraineté numérique, on a souvent droit à des déclarations ambitieuses, puis à des solutions qui reposent encore sur des briques étrangères. Ici, le signal est au moins plus cohérent : un acteur européen, des serveurs opérés depuis l’Union européenne, et un projet monétaire qui touche directement à l’autonomie stratégique du continent.

OVHcloud entre dans le chantier de l’euro numérique

La BCE a retenu OVHcloud, avec Senacor Technologies, pour participer à l’infrastructure du futur euro numérique. Côté répartition des rôles, Senacor construit le composant technique SEPI, présenté comme un système d’échange sécurisé des informations de paiement. OVHcloud, de son côté, fournit l’infrastructure cloud souveraine sur laquelle une partie de cet ensemble reposera.

Le point mis en avant est clair : l’infrastructure est opérée à 100 % depuis l’Union européenne, avec des serveurs installés en Europe. Dit autrement, la BCE cherche ici à éviter qu’un projet aussi sensible dépende d’un hébergement ou d’une gouvernance technique extra-européenne.

Sur le papier, c’est exactement ce qu’on attend d’un projet de cette nature. On parle quand même d’une future monnaie électronique émise par la Banque centrale européenne, destinée à être utilisée pour payer en boutique, sur Internet ou entre particuliers. Si l’on voulait un cas d’usage où la question du contrôle de l’infrastructure est centrale, difficile de faire mieux.

Pourquoi la souveraineté revient au centre du jeu

Le sujet n’est pas seulement technique. Il est aussi politique, économique et même assez banal dans notre quotidien. Aujourd’hui, une grande partie des paiements par carte en Europe passe encore par des acteurs étrangers, notamment Visa et Mastercard. La source rappelle d’ailleurs que deux tiers des paiements par carte sur le continent transitent par des entreprises non européennes, et que treize pays de la zone euro ne disposent d’aucune solution locale de substitution.

Vu comme ça, l’euro numérique apparaît moins comme un gadget moderne que comme une tentative de reprendre la main sur une fonction essentielle : payer. On peut discuter du calendrier, du coût, de la complexité, mais le diagnostic de dépendance paraît difficile à contester.

Et c’est là que le choix d’OVHcloud prend une portée symbolique. L’Europe ne peut pas expliquer qu’elle veut une monnaie numérique souveraine tout en la faisant reposer sur des infrastructures dont elle ne maîtrise ni totalement l’exploitation, ni les contraintes juridiques, ni les dépendances industrielles. Sur ce point, le choix semble logique.

Ce que l’euro numérique pourrait changer

Dans la présentation du projet, plusieurs promesses reviennent. L’euro numérique doit permettre des paiements en magasin, en ligne, mais aussi des transferts d’argent entre particuliers. La BCE met également en avant un fonctionnement possible hors connexion internet, avec un niveau de discrétion rapproché de celui du cash.

Pour les commerçants, un autre argument est avancé : les frais. Aujourd’hui, chaque paiement par carte entraîne des commissions. Avec l’euro numérique, ces frais seraient plafonnés à un niveau inférieur à ceux pratiqués par les grands réseaux internationaux. Pour les petits commerces, la source évoque même une facture potentiellement divisée par deux.

Sur le principe, cela peut parler à beaucoup de monde :

  • moins de dépendance à des réseaux de paiement étrangers ;
  • des coûts potentiellement réduits pour certains commerçants ;
  • une infrastructure européenne pour un usage monétaire européen ;
  • une continuité de service pensée même sans connexion.

Dit comme ça, le projet coche beaucoup de cases. Reste évidemment la distance entre la promesse et l’exécution, qui est souvent l’endroit où les beaux discours rencontrent la réalité.

Un projet ambitieux, mais loin d’être gratuit

La source rappelle aussi un point moins vendeur : l’adaptation des systèmes bancaires représenterait entre 4 et 6 milliards d’euros d’investissements sur quatre ans. C’est considérable. Et comme souvent, ce genre de transformation ne consiste pas juste à brancher un nouveau service sur un existant bien propre. Il faut intégrer, sécuriser, superviser, faire cohabiter l’ancien et le nouveau, former, tester, auditer.

Autrement dit, le vrai sujet n’est pas seulement de savoir si l’euro numérique est pertinent en théorie. Il est aussi de savoir si l’écosystème bancaire européen est prêt à absorber l’effort technique et financier nécessaire. On parle d’un chantier de fond, pas d’une simple mise à jour logicielle.

Le lancement évoqué pour 2029 montre d’ailleurs que personne n’imagine une bascule rapide. Et c’est probablement une bonne chose. Sur ce type de sujet, aller trop vite serait une erreur.

Une bonne nouvelle, mais pas encore une victoire

Il y a malgré tout une tentation classique : voir dans cette annonce une preuve que la souveraineté numérique européenne est enfin gagnée. Ce serait aller un peu vite. Le choix d’OVHcloud est un signal fort, oui. C’est cohérent avec le discours européen sur l’autonomie stratégique, oui. Mais cela ne règle pas à lui seul toutes les questions autour du projet.

Il reste au moins trois niveaux de prudence à garder en tête. D’abord, le cadre législatif doit encore être adopté. Ensuite, un projet de paiement à l’échelle européenne se juge sur sa robustesse, sa simplicité d’usage et sa confiance perçue par le public. Enfin, la souveraineté ne se décrète pas uniquement parce que les serveurs sont en Europe : elle se construit aussi dans les logiciels, les standards, la gouvernance et la capacité à durer.

Mais pour une fois, on peut au moins dire qu’il y a une forme d’alignement entre le discours et le choix technique. Et dans le numérique européen, ce n’est déjà pas si fréquent.

Ce qu’il faut retenir

L’annonce autour d’OVHcloud et de l’euro numérique ne signifie pas que tout est bouclé. En revanche, elle montre que la BCE avance concrètement, et que la question de l’infrastructure souveraine n’est plus traitée comme un simple argument marketing.

Si le projet aboutit, il pourrait modifier en profondeur la manière dont l’Europe pense ses paiements numériques. Pas en remplaçant du jour au lendemain tous les usages existants, mais en créant une alternative plus directement maîtrisée sur le continent. Et dans le contexte actuel, ce n’est pas un détail, c’est probablement le cœur du sujet.

Source : https://www.clubic.com/actualite-605296-le-francais-ovhcloud-choisi-par-la-bce-pour-fournir-l-infrastructure-souveraine-cloud-de-l-euro-numerique.html